La ville de La Tronche se situe entre les flancs du Mont Rachais et les rives de l’Isère.
C’est autour de la Grande Rue, partie d’une ancienne voie romaine, que se sont progressivement développés des hameaux sous le nom de Saint
Ferjus.
En 1789, la commune prend le nom de La Tronche. L’expression locale, la « tronche » désigne une clairière créée par les coupes dans les forêts.
Pendant la guerre de 1939-1945, la ville compte de nombreuses pensions de familles abritant des persécutés du nazisme. Eva Péan-Pagès a caché cent vingt réfugiés, dont 96 juifs, dans sa villa Brise des Neiges. Ceci lui a valu de recevoir, à titre posthume, la médaille et le diplôme d’honneur de « Juste parmi les Nations ». Ce titre est décerné par l’Etat d’Israël aux non-juifs qui, au risque de leur vie, ont préservé des juifs de la déportation. L’avenue des Maquis du Grésivaudan témoigne également de ce passé historique. De nombreux résistants ont marqué l’histoire locale par leur courage et leur persévérance : René Gosse, Louis Nal, André Didier.
Jusqu’en 1950, La Tronche reste une bourgade où les terres sont consacrées à la vigne et aux cultures. Avec l’ouverture de l’hôpital civil en 1913 et de la route nationale 90 (de Grenoble à Aoste), la ville se développe. Les cultures vont alors laisser la place aux constructions : des habitations, le quartier Doyen Gosse avec un centre commercial, des écoles, l’église Notre Dame du Rosaire, la piscine, le stade et des gymnases.